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La transmission des entreprises en Suisse : un enjeu essentiel

La transmission des entreprises en Suisse : un enjeu essentiel

29/05/2013 à 09:30

« Au-delà de la perte patrimoniale, des milliers d’emplois pourraient également être
menacés en Suisse. »

A voir le nombre de petites et moyennes entreprises en cours de cession, ainsi que l’âge de leurs dirigeants, chacun peut appréhender le risque d’une érosion du tissu économique et industriel Suisse en cas de non-réussite de la transmission de ces entreprises.

A l’échelle européenne, ce phénomène concerne 450 000 transmissions d’entreprises et 600 000 emplois sont perdus chaque année suite à des échecs de transmission.

En Suisse, la dernière étude réalisée en 2009 par l’Université de Saint-Gall, recense 77 270 petites et moyennes entreprises qui devaient être transmises dans les cinq ans. Ainsi, au-delà de la perte patrimoniale, des milliers d’emplois pourraient également être menacés en Suisse.

Alors que depuis quelques années les intérêts se sont focalisés sur les nécessaires dynamiques entrepreneuriales, on peut s’interroger sur le désintérêt porté à la transmission d’entreprises alors qu’il est moins couteux pour la communauté de conserver des emplois plutôt que d’en créer de nouveaux.

Et pourtant, la transmission d’une entreprise est complexe et nécessite que les entrepreneurs soient informés, formés et accompagnés pour relever les défis que l’on pourrait qualifier de
« sentimental », fiscal et financier.

  • Le premier défi est « sentimental » car il est nécessaire de se préparer en amont de la transmission et de se détacher de la transaction en la confiant à des professionnels ou encore en se concentrant sur des aspects tangibles.
  • Le second défi est fiscal puisque déterminant dans une logique de transmission du patrimoine. Une réforme fiscale des entreprises a été acceptée en Suisse en 2008, dont les différents volets sont mis en place progressivement.
  • Enfin Le troisième défi est financier et nécessite une réelle expertise car les prix de cession peuvent varier du simple au double selon les méthodes d’évaluation pratiquées et la préparation de l’entreprise à la transmission.


Pour faire face à ces défis et pour répondre à sa mission, la Haute Ecole de Gestion de Genève mène de nombreuses recherches sur ce phénomène de société. L’un des premiers constats concerne la difficulté entre le cédant et l’acquéreur pour s’entendre sur la valeur de l’entreprise. La neutralité et l’indépendance de la HEG, mais aussi son expertise scientifique et pratique dans la rédaction du rapport d’évaluation, sont des atouts incontestables pour faciliter les transactions grâce aux prestations de service de cette Haute Ecole.

L’équipe constituée autour de Vincent Pignon intervient notamment sur des projets de recherche et des mandats qui concernent :

  • L’analyse des données financières et non financières
  • L’évaluation du prix de cession des entreprises
  • La veille et l’étude des acquisitions et levées de fonds
  • L’organisation de formations, conférences et séminaires


Dans l’intérêt national, une mobilisation autour de la transmission des petites et moyennes entreprises devient une priorité. L’ensemble de la communauté devra ainsi œuvrer pour la création d’un cadre qui préservera la primauté des valeurs entrepreneuriales locales tout en facilitant leur compétitivité à l’échelle internationale.


Vincent Pignon